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  • sandra

[Vélodyssée. Jour 7.]

Dernière mise à jour : août 23

Soulac - Oléron


7 jours.

7 jours que l’on est parties et que l’on roule en moyenne 70 kilomètres par jour.

7 jours de coups de pédale, de coups de soleil et de coups d’amour.

Cette aventure est complètement dingue.

C’était l’anniversaire de Lorraine aujourd’hui.

On s’est réveillées sous un ciel trempé de pluie, on a à peine eu le temps de replier nos tentes que ça s’est mis à tomber sec.

On a pris le petit dej sur un coin de machine à laver, dans les sanitaires. Franchement y a mieux pour un matin d’anniversaire. Mais en vrai ça nous a fait drôlement marrer. On s’est dit que si c’était toujours facile, ce n’était plus l’aventure et nous l’aventure on en a soif. Alors on a mis nos k-ways, on a dit in challah que nos affaires ne soient pas trempées ce soir et on a quitté Soulac pour prendre le bac à Royan. Lorraine s’est émerveillée de l’organisation que ça demandait de faire traverser autant de voitures d’un seul coup et moi j’ai trouvé ça touchant cette nouvelle découverte qui venait s’ajouter à toutes les autres.

On a mis du temps à sortir de Royan, d’abord parce que j’ai voulu embrasser le bitume et aussi parce que j’ai dû régler un petit ennui mécanique qui n’en était pas vraiment un mais ensuite on a tracé en direction de la navette pour Oléron.

Sur la route, on a croisé tellement de paysages différents qu’on a cru vivre mille journées en une.

On est arrivées à notre camping, un peu fatiguées de tout ce vent de face contre lequel on avait dû lutter.

J’avais réservé une dégustation d’éclades de moules pour ce soir. Des jours que je lui mettais l’eau à la bouche avec ça. Et puis fallait quand même marquer le coup pour l’anniversaire de la gosse.

Après la douche on a donc repris nos vélos pour faire 7 kilomètres, on n’en pouvait plus de cette journée qui n’en finissait pas mais malgré tout on a pris plaisir à rouler avec un vélo complètement déchargé.

Lorraine a beaucoup aimé l’éclade, moi j’ai beaucoup aimé le serveur jusqu’à ce que l’on comprenne qu’il y avait une « elle » dans l’histoire. Lorraine s’est marrée en me disant qu’à cause de notre rencontre, j’allais peut être passer à côté de l’homme de ma vie et moi je me suis dit que ça aurait été dommage de passer à côté d’elle à cause de l’homme de ma vie.

Pour rentrer, on a fait la course avec le soleil qui semblait vouloir s’éteindre, on a roulé très vite pour ne pas se faire avaler par cette lumière un peu bleutée, un peu rosée du jour qui déclinait.

Mon Poupou dans ma roue, on a embrassé notre liberté avec toute la force que confère la sensation d’être seules au monde.




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