[L’île de Ré. 5]



Je commence à être chez moi ici, les gars.

Je roule les yeux fermés, je connais les prénoms de presque tous les goélands et l’emplacement des boulangeries préférées. Du coup, si hier j’étais chez eux, je peux dire qu’aujourd’hui, ils étaient un peu chez moi.

On a récidivé.

Mais cette fois, on a posé nos cinq paires de fesses sur les cinq selles de nos vélos.

Ce groupe, crois moi, c’est une fricassée d’amour brut, un remède efficace en cas d’épisode dépressif.

Ils sont venus se balader sur l’île et c’était encore une belle journée.

On a bu des cafés, on a mangé des forestières mais pas que et puis, bordel, on a ri.

Je me suis régalée de cette fine équipe, des jeux de mots en ping pong, des pensées d’oreille grasse dites à voix haute et des anecdotes de quand je n’y suis pas mais qu’ils prennent, à chaque fois, le temps de m’expliquer.

J’aimerais bien les ramener dans mes valises pour passer d’autres dimanches comme celui-ci. Des dimanches balades au grand air et coup de soleil sur le nez, des dimanches éclats de rire en terrasse et discussions sur le sens de nos vies, le cul posé sur un bout de plage.

Ils sont ma pépite de fin de séjour.

C’est con tu vois, mais je suis heureuse de ce message de Fabien reçu un soir d’été, je suis heureuse qu’il ait osé et je suis heureuse d’avoir accepté.




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